Memoria Sanctorum Angelorum Custodum / Memorial of the Holy Guardian Angels

"Dieu confie aux Anges la garde des hommes appelés à le contempler ainsi qu'eux-mêmes dans la commune patrie ; c'est le témoignage des Ecritures, l'affirmation unanime de la Tradition. Les conclusions les plus assurées de la théologie catholique étendent le bénéfice de cette protection précieuse à tous les membres de la race humaine, sans distinction de justes ou de pécheurs, d'infidèles ou de baptisés. Ecarter les dangers, soutenir l'homme dans sa lutte contre le démon, faire naître en lui de saintes pensées, le détourner du mal et parfois le châtier, prier pour lui et présenter à Dieu ses propres prières : tel est le rôle de l'Ange gardien." Dom Prosper Guéranger (1805-18754, moine bénédictin, fondateur et premier abbé de Solesmes, L'annee liturgique,

Today is the liturgical memorial of the Holy Guardian Angels.
Because each individual soul is priceless, God has appointed an angel of heaven to be its guide and protector. Today we give special honor to these guardians, whose duty it is to defend us from evil, help us in prayer, and inspire us to live according to our Christian ideals. But we should remember to ask their intercession every day of the year.
The date September 20, 1796 is traditionally associated with a papal decree or brief by Pope Pius VI regarding devotions and specific indulgences attached to prayers dedicated to the Holy Guardian Angels.

“It is of faith, on the testimony of the Scriptures and of unanimous tradition, that God commits to his angels the guardianship of men, who are called to contemplate him together with these blessed spirits in their common fatherland…. This protection is extended to every member of the human race, without any distinction of just and sinners, infidels and baptized. To ward off dangers; to uphold man in his struggle against the demons; to awaken in him holy thoughts; to prevent him from sinning, and even, at times, to chastise him; to pray for him and present his prayers to God: such is the office of the Guardian Angel. So special is his mission, that one angel does not undertake the guardianship of several persons simultaneously; so diligent is his care, that he follows his ward from the first day to the last of his mortal existence….
Listen to Saint Bernard of Clairvaux, who gives free rein to his eloquence: “In every place show respect to your angel. Let gratitude for his benefits incite you to honor his greatness. Love this your future coheir, the guardian appointed for you by the Father during your childhood. For though we are sons of God, we are as yet but children, and long and dangerous is our ­journey. But God has given his angels charge over you, to keep you in all your ways. In their hands they shall bear you up, lest you dash your foot against a stone. You shall walk upon the asp and the basilisk; and you shall trample underfoot the lion and the dragon (Ps 91:11-13). Yes; where the road is smooth enough for a child, they will…guide you, sustaining your footsteps, as one does for children. But if trials threaten to surpass your strength, they will bear you up in their hands. Oh those hands of angels! Thanks to them, what fearful straits we have passed through, as it were without thinking, and with no other impression left upon us, than that of a nightmare suddenly dispelled!”
Servant of God Prosper Guéranger, o.s.b.
Abbot Guéranger († 1875) was a Benedictine monk and the first abbot of Solesmes, which was instrumental in revitalizing Benedictine life in France after the French Revolution. / From The Liturgical Year, Volume XIV—Time after Pentecost, Book Five, Dom Laurence Shepherd, o.s.b., tr. © 2013, Loreto Publications, Fitzwilliam, NH. All rights reserved.)


 La fête des Saints Anges Gardiens est célèbrée en tant que mémoire liturgique (troisième degré de célébration des saints dans l’Église catholique, venant après la solennité et la fête) le 2 octobre depuis 1670 par décision du Pape Clément X. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Méditons avec l’abbé Guéranger (Ordo Sancti Benedicti – O.S.B., moine bénédictin, fondateur et premier abbé de Solesmes, qui a été instrumental dans la revitalisation de la vie benedictine en France apres la révolution):

‘Il est de foi qu’en cet exil, Dieu confie aux Anges la garde des hommes appelés à le contempler ainsi qu’eux-mêmes dans la commune patrie ; c’est le témoignage des Ecritures, l’affirmation unanime de la Tradition. Les conclusions les plus assurées de la théologie catholique étendent le bénéfice de cette protection précieuse à tous les membres de la race humaine, sans distinction de justes ou de pécheurs, d’infidèles ou de baptisés. Ecarter les dangers, soutenir l’homme dans sa lutte contre le démon, faire naître en lui de saintes pensées, le détourner du mal et parfois le châtier, prier pour lui et présenter à Dieu ses propres prières : tel est le rôle de l’Ange gardien. Mission à ce point spéciale, que le même Ange ne cumule pas la garde simultanée de plusieurs ; à ce point assidue, qu’il suit son protégé du premier jour au dernier de sa mortelle existence, recueillant l’âme au sortir de cette vie pour la conduire, des pieds du juge suprême, à la place méritée par elle dans les cieux ou au séjour temporaire de purification et d’expiation.
C’est dans le voisinage plus immédiat de notre nature, parmi les rangs pressés du dernier des neuf chœurs, que se recrute surtout la milice sainte des Anges gardiens. Dieu, en effet, réserve les Séraphins, les Chérubins, les Trônes, à l’honneur de former son auguste cour. Les Dominations président des abords de son trône au gouvernement de l’univers ; les Vertus veillent à la fixité des lois de la nature, à la conservation des espèces, aux mouvements des cieux ; les Puissances retiennent enchaîné l’enfer. La race humaine, dans son ensemble et ses grands corps sociaux, les nations, les églises, est confiée aux Principautés ; tandis que le rôle des Archanges, préposés aux communautés moindres, semble être aussi de transmettre aux Anges les ordres du ciel, avec l’amour et la lumière descendant pour nous de la première et suprême hiérarchie. Profondeurs de la Sagesse de Dieu ! Ainsi donc l’admirable ensemble de ministères ordonné entre les différents chœurs des esprits célestes aboutit, comme fin, à cette garde immédiatement remise aux plus humbles, la garde de l’homme, pour qui subsiste l’univers. C’est l’affirmation de l’Ecole ; c’est le motde l’Apôtre : Tout esprit n’a-t-il pas pour mission de servir les futurs héritiers du salut ? “
(Source: Dom Guéranger, L’annee liturgique).
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